Isabelle Adjani.
Isabelle Adjani n'a que 14 ans lorsqu'elle interprète son premier rôle dans Le Petit Bougnat de Benard Toublanc-Michel. Mais ses véritables débuts de comédienne se font sur les planches où elle joue entre autres pour les metteurs en scène Hossein et Rouleau. Elle interprète la belle Ondine à la Comédie Française où elle rentre en 1972. François Truffaut lui offre alors le rôle d'Adèle Hugo pour son L'Histoire d'Adèle H (1975), avec lequel elle décroche une double nomination au César et à l'Oscar de la Meilleure actrice.
S'essayant à tous les genres, elle tourne avec des metteurs en scène aussi différents que Roman Polanski (Le Locataire, 1976), Werner Herzog (Nosferatu fantôme de la nuit, 1979), Andrzej Zulawski (Possession, 1981), Claude Miller (Mortelle randonnée, 1983), ou encore Jean Becker dans L'Eté meurtrier en 1983 qui lui offre l'un de ses rôles les plus marquants, à savoir la mystérieuse et intrigante Elle, et avec lequel elle remporte son deuxième César.
Nouvelle égérie du cinéma français, elle n'hésite pas non plus à faire équipe avec de jeunes réalisateurs débutants comme Luc Besson (Subway, 1985) ou Philomene Esposito dans Toxic Affair (1993). En 1995, elle remporte un nouveau César pour son interprétation tragique de La Reine Margot, six ans après celui obtenu grâce à Camille Claudel.
En 2002, elle revient au cinéma devant la caméra de Laetitia Masson pour La Repentie, dans lequel elle retrouve Sami Frey, son partenaire de Mortelle randonnée. La critique est unanime quant à sa composition d'Elléonore dans Adolphe, louant le retour après de longues années d'absence de l'une des actrices préférées des français. En 2003, elle est l'une des figures de proue de l'impressionnant casting du Bon Voyage de Jean-Paul Rappeneau, évoluant notamment aux côtés de Gérard Depardieu et Virginie Ledoyen
Virginie Ledoyen.
Virginie Ledoyen commence très tôt son métier d'actrice en faisant dès son enfance des apparitions dans des publicités, notamment pour Buitoni et Air Inter, et dans le vidéo clip L'Aziza de Daniel Balavoine. A dix ans, elle débute au cinéma dans un film italien Les Exploits d'un jeune Don Juan en 1987. C'est Philomene Esposito qui lui offre son premier grand rôle en 1991 avec Mima.
Elle tourne ensuite dans Mouche, le film inachevé de Marcel Carné, puis sous la direction d'Elie Chouraqui dans Les Marmottes (1993) et d'Olivier Assayas dans L' Eau froide (1994), deux interprétations qui vont accélérer sa carrière et lui permettre d'enchaîner les tournages.
On la voit en fille de bourgeois dans La Ceremonie de Claude Chabrol, dans La Fille seule de Benoît Jacquot en 1995, en chanteuse de rock dans Heroïnes (1997), dans la comédie musicale Jeanne et le garcon formidable (1998) aux côtés de Mathieu Demy, dans le remake de En cas de Malheur de Claude Autant-Lara, intitulé En plein coeur (1998).
En 1999, elle est la partenaire de Leonardo DiCaprio dans La Plage (The Beach) de Danny Boyle. En 2000, elle est l'interprète principale de De l'amour, troisième réalisation de Jean-Francois Richet, qui a écrit le film spécialement pour elle. En 2002, elle est l'une des 8 femmes (Huit Femmes) de François Ozon.
Virginie Ledoyen a obtenu trois nominations pour les Césars mais n'a toujours pas décroché la statuette. Elle est par contre lauréate du prix d'interprétation au festival de Paris en 1998 pour Jeanne et le garçon formidable.
Yvan Attal.
Yvan Attal se fait remarquer dès le milieu des années 80 sur scène dans "Biloxi Blues", la pièce de Neil Simon, puis, en 1988, dans un téléfilm d'Elie Chouraqui, Parlez-moi d'amour.
Mais c'est sa rencontre avec Eric Rochant qui va véritablement lancer sa carrière. Dans Un monde sans pitié, il interprète le rôle d'un squatteur, meilleur ami du personnage principal interprété par Hippolyte Girardot. Sa prestation lui vaut le César du Meilleur espoir masculin.
Eric Rochant a trouvé son acteur fétiche, et lui confie le rôle principal de ses deux films suivants, Aux Yeux du monde, où Yvan Attal partage la vedette avec sa future femme, Charlotte Gainsbourg, et Les Patriotes. Aucun de ces deux films ne sont des succès commerciaux, et le duo Rochant-Attal prend fin.
En revanche, le couple Attal-Gainsbourg se reforme pour Amoureuse de Jacques Doillon, puis pour le drame sentimental Love etc.. Unis à l'écran, les deux comédiens le deviennent dans la vie.
Le comédien se fait une spécialité des personnages sombres et taciturnes. Lauréat du prix Jean Gabin en 1997, il se tourne vers le cinéma anglo-saxon avec deux films en langue anglaise : With or Without You (Michael Winterbottom, 1999) et The Criminal (Eddie Simpson, 2000).
Yvan Attal passe derrière la caméra et réalise un court métrage, I got a woman (1997), un film consacré au petit ami d'une comédienne. Il développe ce sujet dans son premier long métrage, Ma femme est une actrice (2001), dont il a également écrit le scenario
Grégori Dérangère.
En 1992, Grégori Derangère intègre la classe libre du cours Florent et l'atelier de Joséphine Derenne. En 1993, il fait ses débuts devant la caméra dans un épisode de la série télévisée d'Arte, Les années lycées.
En 1995, il est admis à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT), et tourne pour la première fois pour le cinéma sous la direction de Eric Rochant dans Anna Oz. Jusqu'en 1999, il joue exclusivement pour la télévision, avant que Laurent Perrin ne le choisisse pour incarner Antoine dans 30 ans aux côtés de Arielle Dombasle, Julie Depardieu, Laurent Lucas... Puis, Grégori Dérangère est recruté par Francois Dupeyron pour incarner l'une des gueules cassées de La Chambre des officiers. Ce film lui vaut d'ailleurs d'être nommé en tant que Meilleur Espoir Masculin 2001.
En 2002, il partage l'affiche du film de Rémi Waterhouse, Mille millièmes, fantaisie immobilière, avec Irène Jacob et Jean-Pierre Darroussin puis rejoint l'impressionnante distribution de Bon voyage de Jean-Paul Rappeneau.
Gérard Depardieu.
Prix et récompenses : -1976 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Sept morts sur ordonnance) -1977 : Nommé pour le César du meilleur acteur (La Dernière Femme (L' Ultima donna)) -1978 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Dites-lui que je l'aime) -1979 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Le Sucre) -1981 : César du meilleur acteur (Le Dernier Metro) -1983 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Danton) -1984 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Les Compères) -1985 : Prix d'interprétation masculine au Festival de Venise (Police) -1985 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Fort Saganne) -1986 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Police ) -1988 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Sous le soleil de Satan) -1989 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Camille Claudel) -1990 : Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes (Cyrano de Bergerac) -1990 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Trop belle pour toi) -1991 : César du meilleur acteur (Cyrano de Bergerac) -1991 : Nommé pour l'Oscar du meilleur acteur (Cyrano de Bergerac) -1991 : Golden Globe du meilleur acteur (Green Card) -1995 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Le Colonel Chabert) -1997 : Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière au Festival de Venise
Après une adolescence difficile où il enchaîne les petits métiers, il monte à Paris et entre au cours de Jean-Laurent Cochet. Il commence ainsi sa carrière au théâtre puis à la télévision.
Michel Audiard lui offre son premier rôle dans un long métrage en 1971, dans Le Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques, avec Michel Serrault et Bernard Blier. Il fait quelques apparitions sous la direction de José Giovanni et Marguerite Duras, avant d'être révélé en gentil voyou par le succès des Valseuses de Bertrand Blier (1974) dont il restera le fidèle complice (Tenue de soirée, 1986).
Il s'illustre ensuite dans la comédie en faisant équipe avec Pierre Richard dans La Chèvre (1981) et Les Compères (1983) de Francis Veber qu'il retrouve en 1986 pour Les Fugitifs et en 2001 pour Le Placard. Parallèlement il participe à de nombreux films d'auteur tels que Mon oncle d'Amérique d'Alain Resnais (1980) et travaille avec François Truffaut (Le Dernier Metro, 1980; La Femme d'à côté, 1981) et Maurice Pialat (Police, 1985; Sous le soleil de Satan, 1987).
Dans les années 80, il commence à jouer de grands rôles dans des films historiques souvent tirés d'oeuvres littéraires comme Le Retour de Martin Guerre de Daniel Vigne (1982), Danton d'Andrzej Wajda (1982), Jean de Florette de Claude Berri (1986), Camille Claudel de Bruno Nuytten (1987), où il joue Rodin, ou encore Germinal de Claude Berri (1992) et Le Colonel Chabert d'Yves Angelo (1994).
De ces rôles, Cyrano de Bergerac (1990) reste sans doute son interprétation la plus marquante en lui apportant une consécration internationale. Un triomphe qui lui ouvre la porte d'Hollywood avec des films comme Green Card de Peter Weir (1990) ou encore 1492 : Christophe Colomb (1492 : Conquest of paradise) de Ridley Scott (1992).
Désormais il peut initier de grosses coproductions télévisées ou cinématographiques, et se prête volontiers aux comédies populaires, renouant avec Claude Zidi (Astérix et Obélix contre César, 1998) et collaborant avec Alain Chabat (Astérix & Obélix : mission Cléopâtre, 2002).
En 2003, Gérard Depardieu retrouve son ancienne partenaire Isabelle Adjani ainsi que l'un de ses réalisateurs d'élection, Jean-Paul Rappeneau, pour Bon voyage, avant d'affronter Jean Reno dans une nouvelle comédie signée Francis Veber, Tais-toi !.
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