Daniel Auteuil
Daniel Auteuil débute une carrière artistique à l'âge de 17 ans en participant à des opérettes, tout comme son père, chanteur d'opéra. A 20 ans, il monte à Paris où il échoue au Conservatoire et à l'école de la rue Blanche mais suit des cours d'art dramatique dispensés par François Florent. Pendant deux ans, Daniel Auteuil participe à une comédie musicale, Godspell. En 1974, il campe un petit rôle dans L'Agression de Gérard Pirès où figurent Jean-Louis Trintignant et Catherine Deneuve. Cinq ans plus tard, il obtient le Prix Gérard Philippe décerné chaque année à un comédien de théâtre prometteur. Au cinéma, au début des années 80, Daniel Auteuil incarne voyous, adolescents attardés et obsédés. C'était "ma période salut les filles !" mais "franchement j'étais un aussi bon acteur qu'aujourd'hui.", confiait-il à Libération. L'acteur a notamment participé aux Sous-doués dans le rôle du cancre Bébel, il incarne le dragueur Mickey dans la bande de Clara et les chics types ou encore un loser à la dérive dans Pour cent briques t'as plus rien...
La consécration arrive en 1986 avec Jean de Florette où, enlaidi, il incarne Ugolin. Un rôle qui lui vaut le César du meilleur acteur. Daniel Auteuil travaille alors avec les plus grands : Claude Sautet pour Un coeur en hiver, André Techiné (Ma saison préférée, Les Voleurs), Patrice Chéreau pour lequel il interprète Henri IV dans La Reine Margot ou encore Régis Wargnier (Une femme française).
En 1996, Daniel Auteuil obtient le Prix d'interprétation à Cannes pour Le Huitieme Jour. Un prix qu'il partage ex-aequo avec Pascal Duquenne, son partenaire trisomique. L'acteur alterne alors drames et rôles plus légers : il tient ainsi les rôles principaux de La Fille sur le pont, Sade et triomphe dans Le Placard. En 2002 il campe le personnage de Jean-Marc Faure, sombre mythomane dans L'Adversaire de Nicole Garcia et joue un architecte dépassé par ses ambitions dans La Folie des hommes, de Renzo Martinelli.
Sandrine Kiberlain
Encore élève au cours Florent, Sandrine Kiberlain commence sa carrière cinématographique en 1986 par de petites apparitions dans Cours privé de Pierre Granier-Deferre et On a volé Charlie Spencer ! de Francis Huster. Elle décide ensuite de s'engager au conservatoire national d'art dramatique tout en continuant à tenir des rôles secondaires. On la retrouve ainsi au casting de Milena (1991) de Vera Belmont. En 1992, Pascale Bailly lui offre d'incarner un des personnages principaux de Comment font les gens. Ce premier rôle important en déclenche d'autres comme celui de L' Irrésolu (1993) de Jean-Pierre Ronssin où elle rencontre son futur mari Vincent Lindon. L'année suivante, sa performance de prostituée de luxe dans Les Patriotes d'Eric Rochant lui vaut une première nomination aux Césars dans la catégorie meilleur espoir féminin.
Plutôt habituée aux films de jeunes auteurs français, la comédienne n'hésite pas à s'essayer à d'autres univers. Elle est l'épouse de Mathieu Kassovitz dans Un héros très discret de Jacques Audiard et l'amante de Fabrice Luchini dans un film d'époque, Beaumarchais, l'insolent d'Edouard Molinaro. L'année 1995 reste surtout pour Sandrine Kiberlain celle de sa rencontre avec Laetitia Masson. La cinéaste lui offre le rôle d'une jeune ouvrière à la dérive dans En avoir ou pas. Sa performance lui vaut le César du meilleur espoir féminin. Laetitia Masson et Sandrine Kiberlain travaillent ensemble à deux autres reprises par la suite pour A vendre et Love me. La comédienne y incarne à nouveau deux rôles de jeunes femmes qui se cherchent encore. A vendre lui vaut sa deuxième nomination pour le César de la meilleure actrice.
La première était vénue l'année précédente pour son personnage d'épouse cléptomane dans Le Septieme Ciel de Benoît Jacquot avec qui elle avait déjà tourné un téléfilm en 1992. Le cinéaste la réemploira deux ans plus tard pour La Fausse Suivante. Pendant cette période, Sandrine Kiberlain s'essaie également à la comédie retrouvant Fabrice Luchini pour Rien sur Robert de Pascal Bonitzer. En 2001, Claude Miller lui offre son premier rôle de mère dans Betty Fisher et autres histoires. L'année suivante, elle est une jeune bourgeoise bobo dans C'est le bouquet ! de Jeanne Labrune.
José Garcia
Après de courtes études, José Garcia intègre le cours Florent, suit une formation en classe libre auprès de Francis Huster, puis effectue un passage à l'école du cirque d'Annie Fratellini. Chauffeur de salle sur l'émission Nulle part ailleurs, il est aussitôt repéré par Antoine de Caunes qui reconnaît en lui un véritable talent comique. Durant sept ans, le fameux duo animera en prime time les soirées de Canal +, faisant les beaux jours de la chaîne.
A l'aise en toutes circonstances et doué d'une grande faculté d'adaptation, José Garcia est très vite rattrapé par le cinéma. Après un petit rôle de réparateur d'ascenseur dans Romuald et Juliette (1989), il explose véritablement à l'écran en incarnant le beau-parleur Serge Benamou dans La Vérité si je mens ! (1997) de Thomas Gilou, rôle qui lui vaut d'être nominé au César du Meilleur Espoir Masculin. En 2000, il retrouve toujours avec autant de succès son personnage fétiche pour les besoins de La Vérite si je mens ! 2.
Dès lors, José Garcia enchaîne les tournages, fidèle à certains réalisateurs comme Bernie Bonvoisin (Les Grandes bouches (1999) et Blanche (2002)) et Philippe Harel (Extension du domaine de la lutte (1999) et Le Vélo de Ghislain Lambert (2001)). En 2000, il interprète un deuxième personnage marquant dans sa carrière de comédien : le jet-setter Da Silva dans Jet set (2000) de Fabien Onteniente. S'éloignant un temps de la comédie, il collabore avec son ancien complice Antoine de Caunes et la réalisatrice Claire Denis sur deux films plus noirs : Les Morsures de l'aube (2001) et Trouble every day (id.).
Après avoir incarné le méchant et risible Turk dans Le Boulet (2002) d'Alain Berberian, José Garcia devient un adepte des duos pour comédies légères : avec Patrick Timsit dans Quelqu'un de bien (id.), avec sa compagne à la ville Isabelle Doval dans Rire et châtiment (2003) et avec Daniel Auteuil dans Après vous... (id.).
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