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Le Papillon /
The Butterfly (G)

de Philippe Muyl

Grand collectionneur, Julien part à la recherche de l'Isabelle, un papillon de nuit dont la beauté n'a d'égale que la rareté. Un périple de rêve dans les montagnes du Vercors! Mais c'est compter sans Elsa, huit ans, délaissée par sa mère, qui sans le lui dire, a décidé de faire partie du voyage...








France- 2003- Comédie dramatique- 85 min - V.O sous-titrée Anglais
Réalisateur: Philippe Muyl
Scénario: Philippe Muyl
Avec: Michel Serrault, Claire Bouanich, Nade Dieu, Françoise Michaud, Hélène Hily

Le Réalisateur

Philippe Muyl

Après des études d'Arts appliqués en Belgique et l'obtention d'un diplôme à l'Ecole Supérieure de Publicité à Paris, Philippe Muyl fait ses premières armes dans la publicité. Parallèlement, il se lance dans la fiction et réalise dès 1981 un court-métrage intitulé "L'école des chefs", puis enchaîne avec un premier long métrage intitulé L'Arbre sous la mer, présenté en sélection officielle au Festival de Berlin 1985. En 1992, avec "Cuisine et dépendances", tiré de la pièce du même nom, Philippe Muyl met en scène Jean-Pierre Bacri, Agnès Jaoui, Jean-Pierre Darroussin, Zabou et Sam Karmann. Le film remporte un grand succès. En 1997, il continue dans le registre de la comédie en dirigeant un casting alléchant pour les besoins de Tout doit disparaître, puis en 2000, La Vache et le président. Dans un genre plus émouvant, il met en scène en 2002 Le Papillon, une histoire d'amitié entre un vieil homme collectionneur de papillons (Michel Serrault) et une fillette de huit ans (Claire Bouanich).

Les Acteurs

Michel Serrault
Acteur, dialoguiste, producteur français, né le 24 janvier 1928 à Brunoy (France).

Refusé au Conservatoire au terme de deux années d'études au centre du spectacle de la rue Blanche, Michel Serrault signe son premier contrat en 1946, pour une tournée en Allemagne. Il y joue notamment Les Fourberies de Scapin. En 1948, il fait son service militaire à Dijon dans l'aviation. De retour à Paris, il apparaît dans Dugudu, le second spectacle de Robert Dhery après Les Branquignols. C'est en 1952 qu'il rencontre Jean Poiret aux matinées classiques du théâtre Sarah-Bernhardt. Ils interprètent ensemble le sketch Jerry Scott, vedette internationale.
Michel Serrault débute au cinéma en 1954 dans Ah! Les belles bacchantes de Jean Loubignac, et dans Les Diaboliques (1955) de Henri-Georges Clouzot puis dans Assasins et voleurs de Sacha Guitry (1957). Dans les années 60, Michel Serrault semble accorder plus d'intérêt à sa carrière théâtrale qu'au cinéma. C'est ainsi qu'il joue Monsieur Dodd (1966), d'Arthur Watkin, Opération Lagrelèche (1967) (qu'il a écrit et mis en scène avec Jean Poiret), Gugusse (1968) de Marcel Achard, Le Vison voyageur (1969) de Jean-Loup Dabadie, et Le Tombeur (1972) de Neil Simon.

Au cinéma, peu prisé par les grands metteurs en scène, il enchaine les comédies de série B comme Les Combinards (1964), Bon week-end (Les enquiquineurs) (1965), ou encore Le Fou du labo 4 (1967). En 1972, il trouve enfin un rôle à sa mesure dans Le Viager de Pierre Tchernia, avec qui il commence une longue collaboration. La même année, sous la direction d'Étienne Périe, il interprète, dans Un meurtre est un meurtre, un commissaire de police antipathique et peu scrupuleux prêt à tout mettre en oeuvre pour démasquer un assassin.

Le 1er février 1973, au Théâtre du Palais Royal, c'est la création de La Cage aux folles, la pièce de Jean Poiret qui connaît une carrière triomphale et fait de Michel Serrault une vedette. Il jouera le rôle d'Albin pendant plus de cinq ans, sans pour autant interrompre une carrière cinématographique où son nouveau statut lui permet d'être plus exigeant que par le passé. Étrangleur de femmes dans L'Ibis rouge (Jean-Pierre Mocky, 1975), banquier véreux dans L'Argent des autres (1978), Michel Serrault semble de plus en plus souvent tourner le dos aux rôles comiques si nombreux au début de sa carrière. C'est néanmoins son personnage d'Albin qui lui vaut, en 1979, le César de l'interprétation masculine dans La Cage aux folles, l'adaptation à l'écran par Edouard Molinaro de la pièce de Jean Poiret.

Désormais, le comédien va alterner drames et comédies, avec une prédilection pour les personnages décalés, exceptionnels. Incarner des personnages d'exception, c'est tout le paradoxe d'un comédien que son physique avait longtemps cantonné dans des rôles de français moyen, timide et modeste. Tout le contraire de l'Oeil, le privé de Mortelle randonnée (1982), de l'inspecteur Stanitand dans On ne meurt que deux fois (1985) ou du personnage de notable accusé, dans Garde à vue d'avoir violé et tué une petite fille, et qui, en 1981, vaut à Michel Serrault son second César d'interprétation. Il en obtient un troisième en 1995 pour son interprétation dans Nelly et Monsieur Arnaud (1995), dernier film de Claude Sautet, aux cotés d'Emmanuelle Béart. La même année, son retour à la comédie Le Bonheur est dans le pré est salué par un succès. La nouvelle génération fait appel à lui. Mathieu Kassovitz le transforme en tueur impitoyable pour les besoins d'Assasin(s), tandis qu'il est un agriculteur bougon au grand coeur (Une hirondelle a fait le printemps) face à Mathilde Seignier.

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