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Vivre Me Tue /
Life Kills Me (R)

de Jean-Pierre Sinapi

Daniel et Paul Smaïl, sont deux frères issus de l'immigration marocaine et vivent leur double culture comme un fardeau. Paul, 27 ans, a fait des études supérieures; mais en attendant de trouver un emploi digne de son curriculum vitae, il entretient ses deux passions, la littérature et la boxe.
Daniel, 21 ans, est moins brilliant que son ainé, mais a une passion qui le dévore, le body-building; il muscle, violente et gonfle son corps jusqu'à en crever.
Tous deux pensent impossible de s'intégrer sans se déformer intellectuellement pour l'un, physiquement pour l'autre. A leurs yeux, il n'est pas de salut hors de la norme. 
 
France - 2003  - Drame- 85mn - V.O Sous-titrée anglais
Réalisateur: Jean-Pierre Sinapi
Scén.: Jean-Pierre Sinapi, Daniel Tonachella
Avec: Sami Bouajila, Jalil Lespert, Sylvie Testud, Simon Bakinde, Roger Ibanez, Teco Celio, Marc Andreoni, Djemel Barek, François Sinapi, M'hamed Benguetaff

Le Réalisateur

Jean-Pierre Sinapi

Fils d'ouvrier, Jean-Pierre Sinapi attend d'avoir fini ses études d'ingénieur électronicien pour se lancer dans l'écriture. Pendant 15 ans, il travaille comme scénariste pour la télévision et signe quelques sagas à succès comme La Vallée des espoirs de Jean-Pierre Marchand (1984/1985) et La Rivière espérance de Josée Dayan (1994)
Il passe à la réalisation en 1996 avec le téléfilm Un arbre dans la tête. Il est ensuite contacté par le producteur Jacques Fansten pour la collection Petites caméras destinée à être diffusée sur Arte. Jean-Pierre Sinapi choisit alors de réaliser un film sur la sexualité des handicapés moteurs : Nationale 7 distribué en salles en 2000. En 2003, il sort son second long métrage : Vivre me tue adapté du livre homonyme de Paul Smaïl sur les difficultés d'un jeune diplômé d'origine marocaine à trouver du travail.

Les Acteurs

Sami Bouajila

Formé au Conservatoire Régional de Grenoble et au Centre dramatique de Saint-Etienne, Sami Bouajila fait ses classes au théâtre, où il joue Shakespeare (Roméo et Juliette), Marivaux et Koltès.

En 1991, Philippe Galland le fait débuter au cinéma en lui confiant le rôle principal de La Thune. L'acteur décroche le Prix Michel Simon et enchaîne Les Histoires d'amour finissent mal... en général (Anne Fontaine, 1993) et Les Silences du palais (Moufida Tlatli, 1994).

La consécration arrive avec Bye-bye (Karim Dridi, 1995). Battant en brèche tous les clichés liés à la jeunesse immigrée, Sami Bouajila développe un jeu subtil sous la direction d'Eric Rochant (Anna Oz), d'Agnès Merlet (Artemisia) ou encore de Jacques Maillot (Nos vies heureuses).

En 1998, il s'expatrie aux Etats-Unis le temps d'un film, Couvre-feu (The Siege) (Edward Zwick), où il campe un intégriste terroriste traqué par Denzel Washington en agent du FBI.

Avec Drôle de Félix, il connaît un succès populaire et critique. Pour autant, le comédien ne se départit pas de son exigence coutumière et apporte sa caution aux premiers longs métrages d'Olivier Jahan (Faites comme si je n'étais pas là) et d'Abdel Kechiche (La Faute à Voltaire).

En 2001, Sami Bouajila est à l'affiche de La Répétition de Catherine Corsini, et donne la réplique à Roschdy Zem et Fanny Ardant dans Change-moi ma vie de Liria Begeja. L'année suivante, il incarne un cambrioleur peureux dans Nid de guêpes de Florent Emilio Siri et tourne sous la direction de Bernard Rapp dans la comédie dramatique Pas si grave.

Jalil Lespert

Fils d'un comédien, l'enfance de Jalil Lespert est marquée par le théâtre. Il en fait lui-même un peu avant d'entamer des études de droit. En 1994, il les interrompt définitivement pour jouer avec son père dans Jeux de plage, un court métrage de Laurent Cantet. Deux ans plus tard, le cinéaste refait appel à lui pour le téléfilm Les Sanguinaires. En 1998, Jalil Lespert tient son premier rôle dans un long métrage de cinéma dans Nos vies heureuses de Jacques Maillot. La même année, il tient la vedette d'Un dérangement considérable de B. Stora. Il y interprète un jeune homme obligé de travailler en usine et partagé entre la femme qu'il aime et son rêve de devenir footballeur professionnel.
En 1999, il retrouve Laurent Cantet pour Ressources humaines. Sa performance d'un étudiant dans une école de commerce revenant chez ses parents faire un stage dans l'usine où travaille son père lui vaut le César du Meilleur espoir masculin.

En 2000, Benoît Jacquot lui offre un rôle secondaire dans Sade au côté de Daniel Auteuil, Marianne Denicourt et Jeanne Balibar. En 2001, il tourne dans deux autres reconstitutions historiques. Il est le fils de Jacques Gamblin obligé de partir en Amérique pour échapper au fascisme dans Bella Ciao de Stéphane Giusti et il joue un chauffeur de bus qui se lie d'amitié avec une immigrée maghrebine au début des années 1970 dans Inch'allah dimanche de Yamina Benguigui.

L'année suivante, la cinéaste australienne Samantha Lang lui offre un nouveau rôle secondaire dans L' Idole, tourné à Paris avec deux acteurs américains, Leelee Sobieski et James Hong.

Sylvie Testud

Issue d'une famille d'immigrés italiens, Sylvie Testud passe son enfance à Lyon. C'est en voyant Charlotte Gainsbourg dans L' Effrontée qu'elle décide de monter à Paris pour intégrer la classe libre du cours Florent puis le Conservatoire.

Le hasard la mène en Allemagne où elle joue dans Maries Lied : Ich war, ich weiss nicht wo ou encore dans Beyond silence (Jenseits der Stille), film avec lequel elle obtient en 1997 un Lola, l'équivalent allemand de nos César. En France, elle décroche quelques petits rôles dans Carne ou L' Histoire du garcon qui voulait qu'on l'embrasse.

Son premier grand rôle français lui est offert par Thomas Vincent avec Karnaval (1999) qui lui vaut une nomination pour le César du meilleur espoir. Attirée par les films d'auteur, elle joue dans La Captive (2000) et dans La Chambre obscure (id.). Mais c'est son interprétation de Christine Papin dans Les Blessures assassines (id.) qui la révèle au grand public. Elle obtient le César du meilleur espoir en 2001 pour sa brillante composition.

L'actrice, qui rêve de tourner avec Claire Denis, "espère être surprise constamment, ne jamais devenir une fonctionnaire de la vie", explique-t-elle en octobre 2000 à Ciné Live. En 2002, Sylvie Testud est à l'affiche de The Château de l'Américain Jesse Peretz. La même année, elle tourne sous la direction d'Alain Corneau dans Stupeur et tremblements, une comédie inspirée de la vie de la romancière Amélie Nothomb.

En 2003, changement de registre : Sylvie Testud s'essaie au thriller psychologique en donnant la réplique à Frédéric Diefenthal et Lambert Wilson dans Dédales, un long métrage de René Manzor sur une affaire de meurtres en série.

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