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Nathalie...  (R)

de Anne Fontaine

Catherine a réussi sa vie; un bon métier, une famille unie, des amis fidèles, vingt-cinq ans d'un mariage sans histoires... Lorsqu'elle apprend que Bernard la trompe, c'est moins le choc de l'adultère que celui du mensonge qui la frappe de plein fouet.
Qui est vraiment cet homme qui partage son quotidien et qu'elle pensait connaître comme elle-même? Qui sont les femmes qu'il rencontre? Que leur dit-il? Que leur fait-il?
Pour le découvrir, Catherine va rencontrer Marlène, une "hôtesse" de bar, et lui confier une étrange mission: séduire son mari et percer ses secrets...

France - 2003 - Drame - 100 min - V.O sous-titrée anglais
Réalisateur: Anne Fontaine
Scénario: Anne Fontaine, Jacques Fieschi, François-Olivier Rousseau, Philippe Blasband 
Avec: Fanny Ardant, Gérard Depardieu, Emmanuelle Béart, Wladimir Yordanoff, Judith Magre, Rodolphe Pauly, Evelyne Dandry

Le Réalisateur

Anne Fontaine

Après des études de philosophie à la Sorbonne, Anne Fontaine est danseuse dans la compagnie "Joseph Russillo" puis comédienne. En 1986, elle collabore à la mise en scène de "Voyage au bout de la nuit" de Louis-Ferdinand Céline, avec Fabrice Luchini, au théâtre Renaud-Barrault. En 1992, elle réalise son premier long-métrage "Les Histoires d'amour finissent mal en général ", remarqué à la Semaine de la Critique à Cannes et Prix Jean Vigo en 1993. Elle réalisera ensuite "Augustin" (1995) interprété par un comédien qui n'est autre que son propre frère : Jean-Chrétien Sibertin-Blanc. Le film est présenté au Festival de Cannes dans la section "Un Certain Regard". Suit "Nettoyage à sec" en 1997 avec Miou Miou et Charles Berling, ainsi que Stanislas Merhar, récompensé par le César du jeune espoir masculin. Le scénario, primé à la Mostra de Venise, nous raconte le bouleversement de l'existence d'un couple de petits commerçants étriqué de province, bouleversement lié à la rencontre d'un duo d'artistes frère-sœur. Enfin, on retrouve Jean-Chrétien Sibertin-Blanc, cette fois aux côtés de Maggie Cheung et de Darry Cowl, dans "Augustin, roi du kung fu", un film dépaysant, plein d'humour et de tendresse, qui narre les tribulations d'un Français amoureux de la Chine... dans le 13ème arrondissement (le Chinatown parisien).

Les Acteurs

Fanny Ardant

Prix et récompenses :
-1982 : Nommée pour le César de la meilleure actrice (La Femme d'à côté).
-1984 : Nommée pour le César de la meilleure actrice (Vivement Dimanche!).
-1997 : César de la meilleure actrice (Pédale douce).
-1997 : Lumière de la meilleure actrice (Pédale Douce).

Fanny Ardant, fille d'un officier de cavalerie, passe son enfance à voyager en Europe. Etudiante à Science-Po dans la section Relations Internationales, elle décide assez tardivement de devenir actrice afin d'assouvir sa passion du théâtre. Elle fait des tournées dès 1974 où elle joue les grands textes (Racine, Montherlant, Claudel). Elle fait aussi sa première apparition au cinéma dans Marie-poupée de Joël Seria, mais ce n'est qu'en 1979 que le public la découvre, grâce à la série télévisée Les dames de la côte de Nina Companeez.

François Truffaut, tombé sous le charme de cette brune mystérieuse, lui offre alors ses premiers rôles de taille au cinéma dans le drame amoureux de La Femme d'à côté en 1981, puis dans Vivement dimanche !, où elle interprète avec fantaisie une secrétaire qui mène l'enquête sur les supposés crimes que commet son patron. Mariée à Truffaut de 1981 à 1984, elle met au monde une fille, Joséphine, conçue quelques mois avant la mort du réalisateur.
Elle choisit par la suite des films d'auteurs qui la conduisent à se marginaliser quelque peu. Elle interprète le rôle d'une pianiste pour Andre Delvaux (Benvenuta) et devient la duchesse de Guermantes dans Un amour de Swann de Volker Schlöndorff. Après l'avoir déjà sollicitée en 1983 pour La Vie est un roman, Alain Resnais fait de nouveau appel à elle pour L' Amour a mort (1985), puis Melo (1987), dans un registre particulièrement dramatique. Elle passe aussi devant la caméra d'Ettore Scola dans La Famille (1988) et de Costa-Gavras dans Conseil de famille. Elle infléchit alors son image habituelle de femme passionnée et volontaire en incarnant une séductrice indolente dans le magistral et déroutant Paltoquet de Michel Deville.
Le début des années 90 marque le renouveau d'une carrière cantonnée à un cinéma un peu confidentiel. Douze ans après La femme d'à côté, elle retrouve son partenaire de jeu Gérard Depardieu pour Le Colonel Chabert d'Yves Angelo. Mais ce n'est qu'en 1995, avec Pédale douce, qu'elle triomphe enfin. Dans la peau d'Eva, tenancière de boîte gay drôle et émouvante, elle décroche enfin un César après plusieurs nominations, et prouve définitivement l'étendue de son champ d'interprétation.
Forte de ce succès, elle alterne des films historiques tels que Ridicule de Patrice Leconte ou Elizabeth avec Cate Blanchett, et des comédies où elle incarne tour à tour une femme confrontée aux problèmes d'érection de son mari dans La Debandade (1999) de Claude Berri, une cantatrice perdue au milieu de la jungle dans Le Fils du Français (1999) de Gérard Lauzier, son propre rôle dans Augustin roi du kung-fu, et une duchesse plutôt dévergondée dans Le Libertin (2000) de Gabriel Aghion. En 2002, elle est l'une des 8 femmes (Huit Femmes) de François Ozon, puis elle prête sa voix grave et profonde à la diva Maria Callas dans Callas forever.

Emmanuelle Béart

Emmanuelle Béart est née le 14 août 1965 à Saint-Tropez. Fille du chanteur Guy Béart, elle a 7 ans lorsqu'elle tourne son premier film: La Course du lièvre à travers les champs de René Clément en 1972. Après un très court passage dans une école d'art dramatique à Paris, elle apparaît dans Un Amour interdit de Jean-Pierre Dougnac en 1984, puis dans L'Amour en douce d'Edouard Molinaro, où elle a pour partenaire Daniel Auteuil avec qui elle partagera dix ans de sa vie.
Sa carrière démarre réellement avec Manon des Sources de Claude Berri en 1985. Son interprétation de sauvageonne lui vaut le César du Meilleur Second Rôle Féminin. Dès lors, elle se montre très à l'aise dans le registre dramatique, interprétant notamment  Les Enfants du désordre en 1989.
Dans les années 1990, le cinéma d'auteur la sollicite fortement, elle tourne alors sous la direction des plus grands comme André Téchiné pour J'embrasse pas (1991), Jacques Rivette pour La Belle noiseuse (id.) ou encore Claude Chabrol pour L'Enfer (1994). Claude Sautet lui offre deux rôles déterminants, celui d'une violoniste bousculant l'amitié de deux musiciens dans Un Coeur en hiver (1992) et celui d'une jeune femme en instance de divorce face à Michel Serrault dans Nelly et Monsieur Arnaud (1995).
Après Une femme française (1995) de Régis Wargnier, où elle retrouve à l'écran son compagnon Daniel Auteuil, elle oriente sa carrière vers l'international en donnant la réplique l'année suivante à Tom Cruise dans Mission: Impossible de Brian de Palma.
A partir de 1999, sa carrière connaît un second souffle avec Le Temps retrouvé de Raoul Ruiz, suivi de La Bûche, une comédie populaire de Danièle Thompson et des Destinées sentimentales d'Olivier Assayas (2000). En 2001, Emmanuelle Béart exploite de nouveau son potentiel comique en interprétant dans Voyance et manigance une mère au foyer qui cherche son salut dans la voyance et dans Huit Femmes de Francois Ozon une surprenante domestique.
En 2001 et 2003, l'actrice s'affiche sur la Croisette en présentant tour à tour en compétition officielle La Répétition de Catherine Corsini et Les Egarés d'André Téchiné.

Gérard Depardieu

Prix et récompenses :
-1976 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Sept morts sur ordonnance)
-1977 : Nommé pour le César du meilleur acteur (La Dernière Femme (L' Ultima donna))
-1978 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Dites-lui que je l'aime)
-1979 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Le Sucre)
-1981 : César du meilleur acteur (Le Dernier Metro)
-1983 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Danton)
-1984 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Les Compères)
-1985 : Prix d'interprétation masculine au Festival de Venise (Police)
-1985 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Fort Saganne)
-1986 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Police )
-1988 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Sous le soleil de Satan)
-1989 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Camille Claudel)
-1990 : Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes (Cyrano de Bergerac)
-1990 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Trop belle pour toi)
-1991 : César du meilleur acteur (Cyrano de Bergerac)
-1991 : Nommé pour l'Oscar du meilleur acteur (Cyrano de Bergerac)
-1991 : Golden Globe du meilleur acteur (Green Card)
-1995 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Le Colonel Chabert)
-1997 : Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière au Festival de Venise

Après une adolescence difficile où il enchaîne les petits métiers, il monte à Paris et entre au cours de Jean-Laurent Cochet. Il commence ainsi sa carrière au théâtre puis à la télévision.
Michel Audiard lui offre son premier rôle dans un long métrage en 1971, dans Le Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques, avec Michel Serrault et Bernard Blier. Il fait quelques apparitions sous la direction de José Giovanni et Marguerite Duras, avant d'être révélé en gentil voyou par le succès des Valseuses de Bertrand Blier (1974) dont il restera le fidèle complice (Tenue de soirée, 1986).
Il s'illustre ensuite dans la comédie en faisant équipe avec Pierre Richard dans La Chèvre (1981) et Les Compères (1983) de Francis Veber qu'il retrouve en 1986 pour Les Fugitifs et en 2001 pour Le Placard. Parallèlement il participe à de nombreux films d'auteur tels que Mon oncle d'Amérique d'Alain Resnais (1980) et travaille avec François Truffaut (Le Dernier Metro, 1980; La Femme d'à côté, 1981) et Maurice Pialat (Police, 1985; Sous le soleil de Satan, 1987).
Dans les années 80, il commence à jouer de grands rôles dans des films historiques souvent tirés d'oeuvres littéraires comme Le Retour de Martin Guerre de Daniel Vigne (1982), Danton d'Andrzej Wajda (1982), Jean de Florette de Claude Berri (1986), Camille Claudel de Bruno Nuytten (1987), où il joue Rodin, ou encore Germinal de Claude Berri (1992) et Le Colonel Chabert d'Yves Angelo (1994).
De ces rôles, Cyrano de Bergerac (1990) reste sans doute son interprétation la plus marquante en lui apportant une consécration internationale. Un triomphe qui lui ouvre la porte d'Hollywood avec des films comme Green Card de Peter Weir (1990) ou encore 1492 : Christophe Colomb (1492 : Conquest of paradise) de Ridley Scott (1992).
Désormais il peut initier de grosses coproductions télévisées ou cinématographiques, et se prête volontiers aux comédies populaires, renouant avec Claude Zidi (Astérix et Obélix contre César, 1998) et collaborant avec Alain Chabat (Astérix & Obélix : mission Cléopâtre, 2002).
En 2003, Gérard Depardieu retrouve son ancienne partenaire Isabelle Adjani ainsi que l'un de ses réalisateurs d'élection, Jean-Paul Rappeneau, pour Bon voyage, avant d'affronter Jean Reno dans une nouvelle comédie signée Francis Veber, Tais-toi !.

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