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La Petite Lili (R)

de Claude Miller

Mado, actrice célèbre, passe ses vacances d'été dans sa propriété en Bretagne, en compagnie de son frère Simon, de son fils Julien qui veut devenir cinéaste et de Brice, son amant du moment, réalisateur de ses derniers films. Les relations de Julien avec sa mère sont très tumultueuses. Julien est amoureux fou de Lili, une jeune fille de la région qui ambitionne d'être comédienne. Lili considère Julien avec tendresse mais elle est fascinée par Brice, cinéaste reconnu qui semble sensible à sa grâce. Un jour, Lili lui propose de tout quitter pour l'emmener à Paris. Cinq ans plus tard, Lili est une jeune actrice célèbre. Elle n'est plus avec Brice. Elle apprend par hasard que Julien va tourner son premier film et qu'il parle d'elle...

Samedi 21 Février, Julie Depardieu a reçu deux Césars pour son rôle dans La Petite Lili: César de la Meilleure révélation féminine et César du Meilleur second rôle feminin.

France / Canada - 2003 - 94 mn - 1.85 - Dolby SR - French with English subtitles
Réalisateur: Claude Miller
Scénario: Claude Miller, Julien Boivent
Avec: Ludivine Sagnier, Nicole Garcia, Bernard Giraudeau, Robinson Stévenin, Jean-Pierre Marielle, Julie Depardieu, Yves Jacques, Anne Le Ny, Marc Betton

Le Réalisateur

Claude Miller

Longtemps collaborateur de François Truffaut, Claude Miller fait ses premières armes de réalisateur avec un court-métrage mémorable: Camille ou la comédie catastrophique. Au-delà de l'anecdote, et d'une thématique qui le tient justement proche de l'univers de Truffaut, son oeuvre ne cesse de tourner autour d'une hantise majeur: le secret. Avec La meilleure façon de marcher  il signe son premier long-métrage qui donne le ton. Après une série de films sur la jeune fille (L'Effrontée, L'Accompagnatrice, La Petite Voleuse, Le Sourire) il réalise La Classe de neige, un film sur l'univers des enfants, leurs angoisses, leurs rêves, leurs frayeurs confrontés à une réalité dévastatrice, qui a reçu le Prix du Jury du Festival de Cannes 1998, ex aequo avec "Festen", du danois Thomas Vinterberg. Depuis, il a réalisé Betty Fisher et La Petite Lili.

Les Acteurs

Nicole Garcia

Nicole Garcia quitte son Algérie natale après ses études secondaires et s'incrit en faculté de droit tout en prenant des cours de théâtre. Elle intègre le Conservatoire où elle obtient un premier prix de Comédie moderne en 1969 et commence à jouer dans quelques pièces, puis un premier film en 1967 : Des Garçons et des filles d'Etienne Périer. Mais c'est grâce à Que la fête commence de Bertrand Tavernier (1974), où elle joue le personnage de la Fillon, qu'elle se fait remarquer des professionnels.

Jacques Rivette l'engage alors pour Duelle en 1976 et Henri Verneuil l'année suivante dans Le Corps de mon ennemi. Elle obtient son premier rôle principal dans La Question de Laurent Heynemann mais le film est retiré des salles parce qu'il dénonce la torture pendant la guerre d'Algérie. Et c'est finalement en épouse trompée dans la comédie Le Cavaleur de Philippe de Broca qu'elle devient populaire avec en prime un César du Meilleur Second rôle féminin.

Par la suite, les réalisateurs vont privilégier son sens dramatique en lui offrant des rôles de femmes fortes. C'est le cas d'Alain Resnais (Mon oncle d'Amérique, 1980), de Claude Lelouch (Les Uns et les Autres, 1981), ou encore de Pierre Schoenderffer (L' Honneur d'un capitaine, 1982). Puis elle aborde des personnages plus féminins et sensuels dans Garçon ! de Claude Sautet (1983) et Peril en la demeure de Michel Deville).

A partir des années 90, elle se consacre à sa carrière de réalisatrice commencée avec le court métrage Quinze Août sélectionné à Cannes en 1986. Elle signe deux premiers long métrages remarqués par la critique : Un week-end sur deux, (1990) et Le Fils prefere (1994) mais ce sont ses deux films suivants qui remportent du succès auprès du public : Place Vendome (1998) et L' Adversaire (2002).

Nicole Garcia n'en abandonne pas pour autant sa carrière de comédienne, interprètant deux rôles de mères désaxées dans Betty Fisher et autres histoires (2001) et La Petite Lili (2003) du même réalisateur Claude Miller.

Jean-Pierre Marielle

Prix et récompenses :
- Nomination au César 1976 du Meilleur Acteur pour Les Galettes de Pont-Aven.
- Nomination au César 1989 du Meilleur Acteur dans un Second Rôle pour Quelques jours avec moi.
- Nomination au César 1992 du Meilleur Acteur pour Tous les matins du monde.
- Nomination au César 1993 du Meilleur Acteur dans un Second Rôle pour Max et Jérémie.
Jean-Pierre Marielle se forme au Conservatoire dont il sort avec un deuxième prix de comédie et où il se lie d'amitié avec Jean-Paul Belmondo et Jean Rochefort. Après quelques apparitions dans des spectacles de la Comédie-française, il intègre la compagnie Grenier-Hussenot.

Il commence à jouer de petits rôles au cinéma à partir de 1957 (Le Grand Bluff (Le Grand Bluff) de Patrice Dally; Tous peuvent me tuer d'Henri Decoin). Peu convaincu par son expérience cinématographique, il retourne sur les planches et le cabaret notamment aux côtés de Guy Bedos. Mais au cours des années soixante, il obtient des rôles de plus en plus consistants pour le grand écran avec Peau de banane de Marcel Ophuls (1963), Week end à Zuydcoote (1964) d'Henri Verneuil et Le Diable par la queue de Philippe de Broca (1969). Et en 1973 il joue l'un des personnages principaux de la comédie de Georges Lautner La Valise.
Souvent partenaire de Philippe Noiret, il éclate à ses côtés en interprétant le rôle du Marquis de Pontcallec dans Que la fete commence de Bertrand Tavernier en 1975. Il enchaîne alors avec succès les rôles de composition : pauvre type dans Les Galettes de Pont-Aven de Joël Seria (1975), jumeaux tenanciers de bordel dans le Coup de torchon (1981) ou encore un flic désespéré dans Les mois d'avril sont meurtriers de Laurent Heynemann (1987).
Les années 90 commencent sous de bons auspices avec Uranus de Claude Berri et le succès surprise de Tous les matins du monde (1991) d'Alain Corneau. Mais il essuie par la suite plusieurs échecs publics dans des films de Patrice Leconte (Les Grands Ducs, 1996) et Bertrand Blier (Les Acteurs, 1999). En 2003, il revient au cinéma avec La Petite Lili de Claude Miller.

Robinson Stévenin

Fils du comédien Jean-Francois Stévenin et petit frère de Sagamore et Salomé.

fait sa première apparition au cinéma à l'âge de 10 ans dans La révolte des enfants de Gérard Poitou-Weber. Adolescent, il multiplie les téléfilms notamment aux côtés de Roland Blanche et de Richard Bohringer.

En 1999, il décroche son premier grand rôle dans Mauvaises fréquentations de Jean-Pierre Améris qui lui vaut d'être nommé au César comme meilleur espoir masculin. Ce n'est que trois ans plus tard qu'il le décroche pour son interprétation de Bo, un jeune travesti sur les traces d'un tueur en série dans Mauvais genres de Francis Girod

Après un passage furtif dans Mischka, la fiction de son père, on retrouve Robinson en 2003 au côté de Ludivine Sagnier dans La Petite Lili de Claude Miller.

Ludivine Sagnier

Après huit ans de cours de théâtre à Sèvres, Ludivine Sagnier rentre en 1994 au Conservatoire d'art dramatique de Versailles où elle remporte un premier prix au concours classique et un premier prix au concours moderne. Elle débute au cinéma en 1988 avec Les Maris, les femmes, les amants ainsi que dans des courts métrages. Elle obtient d'ailleurs le Lutin de la Meilleure comédienne pour son rôle dans Acide animé de Guillaume Breaud. Après de petits rôles dans Les Enfants du siècle (1999) ou encore Rembrandt (id.), elle incarne l'un des rôles principaux de Gouttes d'eau sur pierres brûlantes (2000) de François Ozon.

Sa carrière s'accèlère en 2000, avec le rôle principal de la comédie Bon Plan, des seconds rôles dans Un jeu d'enfants (2001) et Ma femme est une actrice (id.), et surtout grâce à François Ozon qu'elle retrouve en 2002 pour 8 femmes. La même année lui permet de jouer aux côtés de Daniel Auteuil dans Petites coupures de Pascal Bonitzer, et pour la première fois de prêter sa voix à un dessin animé : La Légende de Parva de Jean Cubaud. Fidèle à Ozon, elle joue à nouveau sous sa direction en 2003 dans Swimming pool, tourné en langue anglaise, avant de rejoindre un casting international pour le Peter Pan de P.J. Hogan, dans lequel elle incarne la mutine fée Clochette.

Bernard Giraudeau

Bernard Giraudeau s'engage en 1962 dans la Marine nationale et entre en 1970 au Conservatoire d'Art dramatique, d'où il sort avec un premier prix de comédie classique et moderne. Après quelques passages télévisuels, Bernard Giraudeau fait sa première apparition cinématographique face à Jean Gabin et Alain Delon dans le polar Deux hommes dans la ville en 1973. Il retrouvera Delon dès l'année suivante, toujours sous la caméra de José Giovanni, pour Le Gitan, puis se retrouve à nouveau au générique d'un film noir : Le Juge Fayard dit le shérif (1976) d'Yves Boisset, où il joue un juge. Mais le jeune premier peine à trouver des rôles en tête d'affiche, et change dès lors radicalement de registre.

On le retrouve au début des années 80 dans les grandes comédies populaires, où il se met au service de personnages tantôt bourrus (Et la tendresse ? Bordel ! en 1979, Viens chez moi, j'habite chez une copine en 1981), tantôt mystérieux (le professeur dans La Boum), mais toujours séducteurs. Sa carrière désormais lancée, le comédien choisit avec plus de circonspections ses rôles : objet du désir de Valérie Kaprisky dans L'Année des méduses (1984) ou policier sous couverture dans Les Spécialistes (id.), il donne la réplique à Catherine Deneuve pour le drame La Reine blanche (1991) et se voit nommé au César du Meilleur second rôle pour sa prestation dans Le Fils préféré (1994) de Nicole Garcia.

Mais le comédien nourrit également le projet de devenir réalisateur ; et après un premier téléfilm en 1988 (La Face de l'ogre), il signe le drame L'Autre (1990) et Les Caprices d'un fleuve (1996), un film d'aventures où il tient le rôle principal. Les films de costume réussissent plutôt bien au comédien puisqu'après sa troisième nomination au César du Meilleur second rôle masculin pour Ridicule (1996), il est l'interprète de Molière dans Marquise (1997). Homme d'affaires raffiné dans le film noir de Bernard Rapp Une affaire de goût (2000), Bernard Giraudeau effectue un retour en force au cinéma en 2003 puisqu'il est consécutivement à l'affiche de Ce jour-là de Raoul Ruiz et La Petite Lili de Claude Miller, deux films en compétition officielle du 56e festival de Cannes.

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