Jean Reno
Né de parents andalous ayant fui en Afrique du nord pour échapper au Franquisme, Jean Reno suit les cours du Conservatoire de Casablanca avant de s'installer à Paris en 1970. Il fait ses débuts au cinéma, en tant que figurant, dans L'Hypothèse du tableau volé de Raoul Ruiz en 1978.
Sa rencontre en 1980 avec Luc Besson s'avère décisive. Le réalisateur l'engage pour L' Avant dernier, un court métrage de 1981 qui préfigure le premier long métrage de Luc Besson, Le Dernier Combat tourné en 1983. Puis ce dernier lui confie un petit rôle dans Subway en 1985, avant de le retrouver dans Le Grand Bleu en 1988 et Nikita en 1990, et d'en faire le héros de Léon en 1994.
Prouvant son talent pour la comédie sous la direction de Jean-Marie Poiré dans Operation Corned-beef, il partage l'affiche des Visiteurs avec Christian Clavier en 93 où le film obtient un succès phénoménal en France. Par deux fois, il reprend ce rôle pour Les Couloirs du temps, les visiteurs 2 et Les Visiteurs en Amérique (Just visiting). Il renoue avec le genre en 1996 avec Le Jaguar de Francis Veber et s'essaye à la comédie sentimentale avec Décalage horaire de Danièle Thompson en 2002, face à Juliette Binoche.
Reno connaît également une carrière outre-Atlantique, qu'il entame avec Lawrence Kasdan pour French Kiss, en 1995, Brian De Palma pour Mission: impossible en 1996, et Roland Emmerich pour Godzilla en 1998.
En 2003, Reno affronte Gérard Depardieu sous la direction de Francis Veber dans Tais-toi ! et enchaîne avec Les Rivières pourpres 2 - les anges de l'apocalypse d'Olivier Dahan avant de retrouver son complice Christian Clavier pour L' Enquête corse d'Alain Berberian.
Gérard Depardieu
Prix et récompenses : -1976 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Sept morts sur ordonnance) -1977 : Nommé pour le César du meilleur acteur (La Dernière Femme (L' Ultima donna)) -1978 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Dites-lui que je l'aime) -1979 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Le Sucre) -1981 : César du meilleur acteur (Le Dernier Metro) -1983 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Danton) -1984 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Les Compères) -1985 : Prix d'interprétation masculine au Festival de Venise (Police) -1985 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Fort Saganne) -1986 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Police ) -1988 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Sous le soleil de Satan) -1989 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Camille Claudel) -1990 : Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes (Cyrano de Bergerac) -1990 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Trop belle pour toi) -1991 : César du meilleur acteur (Cyrano de Bergerac) -1991 : Nommé pour l'Oscar du meilleur acteur (Cyrano de Bergerac) -1991 : Golden Globe du meilleur acteur (Green Card) -1995 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Le Colonel Chabert) -1997 : Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière au Festival de Venise
Après une adolescence difficile où il enchaîne les petits métiers, il monte à Paris et entre au cours de Jean-Laurent Cochet. Il commence ainsi sa carrière au théâtre puis à la télévision. Michel Audiard lui offre son premier rôle dans un long métrage en 1971, dans Le Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques, avec Michel Serrault et Bernard Blier. Il fait quelques apparitions sous la direction de José Giovanni et Marguerite Duras, avant d'être révélé en gentil voyou par le succès des Valseuses de Bertrand Blier (1974) dont il restera le fidèle complice (Tenue de soirée, 1986). Il s'illustre ensuite dans la comédie en faisant équipe avec Pierre Richard dans La Chèvre (1981) et Les Compères (1983) de Francis Veber qu'il retrouve en 1986 pour Les Fugitifs et en 2001 pour Le Placard. Parallèlement il participe à de nombreux films d'auteur tels que Mon oncle d'Amérique d'Alain Resnais (1980) et travaille avec François Truffaut (Le Dernier Metro, 1980; La Femme d'à côté, 1981) et Maurice Pialat (Police, 1985; Sous le soleil de Satan, 1987). Dans les années 80, il commence à jouer de grands rôles dans des films historiques souvent tirés d'oeuvres littéraires comme Le Retour de Martin Guerre de Daniel Vigne (1982), Danton d'Andrzej Wajda (1982), Jean de Florette de Claude Berri (1986), Camille Claudel de Bruno Nuytten (1987), où il joue Rodin, ou encore Germinal de Claude Berri (1992) et Le Colonel Chabert d'Yves Angelo (1994). De ces rôles, Cyrano de Bergerac (1990) reste sans doute son interprétation la plus marquante en lui apportant une consécration internationale. Un triomphe qui lui ouvre la porte d'Hollywood avec des films comme Green Card de Peter Weir (1990) ou encore 1492 : Christophe Colomb (1492 : Conquest of paradise) de Ridley Scott (1992). Désormais il peut initier de grosses coproductions télévisées ou cinématographiques, et se prête volontiers aux comédies populaires, renouant avec Claude Zidi (Astérix et Obélix contre César, 1998) et collaborant avec Alain Chabat (Astérix & Obélix : mission Cléopâtre, 2002). En 2003, Gérard Depardieu retrouve son ancienne partenaire Isabelle Adjani ainsi que l'un de ses réalisateurs d'élection, Jean-Paul Rappeneau, pour Bon voyage, avant d'affronter Jean Reno dans une nouvelle comédie signée Francis Veber, Tais-toi !.
André Dussollier
Entamant sa carrière d'acteur à l'âge de dix ans, André Dussollier alterne théâtre et télévision. Premier prix de Conservatoire, le comédien fait ses débuts au cinéma en 1972 sous la direction de François Truffaut (Une belle fille comme moi). Dans les années 1970, il enchaîne les rôles mineurs, avant de travailler avec Eric Rohmer (Perceval le Gallois) et Jacques Bral (Exterieur nuit).
Sa rencontre avec Alain Resnais est déterminante. De leur collaboration naîtront La Vie est un roman (1983), L' Amour à mort (1984), Mélo (1986) et On connait la chanson (1997). Des cinéastes aussi divers que Claude Sautet, Costa-Gavras, Ettore Scola ou Danièle Dubroux font appel à ses talents.
Se révélant acteur populaire avec Trois hommes et un couffin (Coline Serreau, 1985), Dussollier multiplie les apparitions, alternant films historiques (Le Colonel Chabert, La Chambre des officiers), des comédies (Les Enfants du marais, Aïe, Tanguy), ou encore les réalisations de la jeune garde du cinéma français (Scènes de crimes, Vidocq). En 2003, Coline Serreau le réunit à nouveau 18 ans après aux côtés de ses (com)pères Michel Boujenah et Roland Giraud
Richard Berry
Prix et récompenses : - 1992 : Prix d'interprétation masculine au festival de Montréal (Le Petit prince a dit ) - 1993 : Nommé pour le César du meilleur acteur (Le Petit prince a dit)
Dès l'âge de 16 ans, Richard Berry développe un intérêt particulier pour le théâtre. Il rejoint une troupe de comédiens amateurs, et se passionne pour les classiques de Racine, Corneille, Molière et Beaumarchais. Après un premier échec au concours d'entrée du Conservatoire, il y est finalement admis en 1969. A sa sortie, il intègre la Comédie-Française et y restera sept ans.
Elie Chouraqui lui offre son premier grand rôle au cinéma dans Mon premier amour . Il apparaît alors souvent dans des premières oeuvres, comme notamment Un assassin qui passe de Michel Vianey et Putain d'histoire d'amour de Gilles Béhat. A partir de 1982, il diversifie son registre. On le voit dans La Balance de Bob Swaim, qui connaît un énorme succès, et la suite d'Un homme et une femme , Un homme et une femme : vingt ans déjà de Claude Lelouch.
Le tournage de La Garce de Christine Pascal marque le début d'une belle collaboration. Berry reste aussi fidèle à Alexandre Arcady, avec lequel il tourne les deux épisodes du Grand Pardon . Henri Verneuil lui propose ensuite de jouer dans Mayrig et 588, rue Paradis , deux films inspirés des mémoires du réalisateur. Il renoue avec la comédie en s'associant avec Patrick Timsit dans Pédale douce de Gabriel Aghion et Quasimodo d'el Paris du même Timsit, qu'il a comme partenaire à nouveau en 2001, pour son premier film à la mise en scène, L' Art (délicat) de la séduction .
Rire toujours en 2001 avec 15 août, produit par Luc Besson, puis un an plus tard avec Le Nouveau Jean-Claude, adaptation de la BD culte de Tronchet. En 2002, Richard Berry participe également à la transposition cinématographique d'une autre bande-dessinée : Corto Maltese, la cour secrète des arcanes, pour lequel il prête sa voix au célèbre aventurier. En 2002, il réalise son deuxième film : Moi César, 10 ans 1/2, 1,39 m.
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