Denis Podalydès Frère du réalisateur Bruno Podalydès.
Denis Podalydès suit des études de lettres avant de s'inscrire au Cours Florent, puis de réussir le Concours du Conservatoire. Il se fait remarquer par sa création d'André le Magnifique en 1996. Jean-Pierre Miquel, son professeur au Conservatoire devenu entre-temps directeur de la Comédie Française, le fait entrer dans cette vénérable maison en 1997. Il reçoit un Molière pour son interprétation du Révizor de Gogol en 1999.
En 1989, il fait une première apparition au cinéma dans Xenia. Grâce au film Versailles rive gauche réalisé par Bruno Podalydès en 1991, il prend conscience de son potentiel comique. Il poursuit par la suite sa collaboration avec son frère dans Dieu seul me voit (Versailles-chantiers) en 1997 et Liberté-Oléron en 2001.
Entre temps, il multiplie les rôles secondaires dans des comédies. On le retrouve ainsi dans Le Journal du séducteur (1995) de Danièle Dubroux, Rien sur Robert (1999) de Pascal Bonitzer. Cette orientation ne l'empêche pas de se tourner vers des projets un peu plus dramatiques comme Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle) (1996) d'Arnaud Desplechin ou Jeanne et le garcon formidable (1997) de Jacques Martineau et Olivier Ducastel. Il fait même une petite apparition dans Etat des lieux (1994), le premier film de Jean-Francois Richet
Il obtient par la suite des rôles plus importants. Dans La Mort du Chinois (1997) et Les Frères Soeur, il partage la vedette avec José Garcia. En 2000 et 2001, on le retrouve dans des films dramatiques d'une plus grande envergure comme La Chambre des officiers de Francois Dupeyron (2000) et Laissez-passer de Bertrand Tavernier (2001) dans lesquels il ne se départit pas d'une certaine fantaisie. En 2001, il tient le rôle principal de Candidature, le premier moyen métrage d'Emmanuel Bourdieu. En 2002, il est le mari ruiné et suicidaire de Karin Viard dans Embrassez qui vous voudrez, le nouveau film de Michel Blanc, avant d'incarner l'année suivante le détective Rouletabille dans Le Mystère de la chambre jaune, de son frère Bruno Podalydès.
Pierre Arditi
Pierre Arditi est né le 1er Decembre 1944 à Paris. Il s'inscrit au cours de théâtre de Tania Balachova sans avoir pour autant de prédispositions pour être comédien. A l'image de Sabine Azéma et d'André Dussolier, il devient un interprète fétiche du cinéma d'Alain Resnais. Ainsi il accepte un rôle dans Mon oncle d'Amerique (1979) qui se révèle décisif pour sa carrière. Cette première collaboration marque alors le début d'une filmographie commune entre l'acteur et le réalisateur, avec entre autre La Vie est un roman (1983), L'Amour à mort (1984), Mélo (1986), récompensé par le César du Meilleur second rôle, Smoking et No Smoking (1992), pour lequel il obtient le César du Meilleur acteur, et On Connaît la chanson (1997), comédie qui remporte un grand succès et de nombreux prix. Grand acteur de théâtre au demeurant (il commence comme figurant en 1965, dans une pièce de Marcel Maréchal), il reste ouvert aux productions télévisuelles auxquelles il participe relativement souvent. En 1987, il tourne Agent trouble, où il incarne un haut fonctionnaire angoissant, s'inscrivant ainsi dans un répertoire plus sombre. Mais il reste volontiers dans le registre comique, avec des films tels Vanille Fraise (1989) et Messieurs les enfants (1997), ou encore avec sa participation à la comédie autoparodique Les Acteurs (2000). En 1996, Claude Lelouch lui propose un premier rôle dans Homme, femmes: mode d'emploi (1996) puis dans Hasards ou coïncidences en 1998.
Claude Rich
Claude Rich est né le 8 février à Strasbourg. Il s'inscrit au cours de Charles Dullin, puis entre au Conservatoire. Après plusieurs succès au théâtre, notamment dans Château en Suède de Francoise Sagan, il tourne pour la première fois au cinéma dans Les Grandes Manoeuvres de René Clair en 1955. Il s'impose dans les années soixante avec des seconds rôles de jeunes premiers (Le Caporal Epingle de Jean Renoir, 1962 et Les Tontons Flingueurs de Georges Lautner, 1963). D'autres réalisateurs de renom le dirigent tels que Michel Deville (Ce Soir ou jamais, 1960) et Julien Duvivier (Le Diable et les dix Commandements, 1962). Avec Les Compagnies de la Marguerite, de Jean-Pierre Mocky, Claude Rich accède aux premiers rôles masculins sans pour autant abandonner l'art dramatique en interprétant des classiques (Lorenzaccio) et en écrivant des pièces. A la fin des années soixante, il alterne cinéma d'auteur (La Mariée était en noir de François Truffaut en 1968, Stavinsky d'Alain Resnais en 1973) et cinéma populaire. Aussi à l'aise dans la comédie (Oscar,1967) que dans le drame (Le Crabe tambour, 1977), Claude Rich se plaît à construire des personnages de composition comme dans La Guerre des polices de Robin Davis en 1980. Après une période moins fructueuse dans les années 1980, le comédien revient en force avec Le Souper d'Edouard Molinaro en 1992 grâce auquel il remporte le César du Meilleur acteur. Aussi Claude Rich se plaît a interpréter des personnages variés avec un brin de folie comme dans La Bûche de Daniele Thompson. Il participe aussi à des grosses productions françaises au nombre desquelles on trouve La Fille de d'Artagnan de Bertrand Tavernier (1994) et Astérix et Obélix: mission Cléopâtre d'Alain Chabat (2001).
Sabine Azéma
Sabine Azéma est née le 20 Septembre à Paris. Issue du cours Florent et élève du Conservatoire, elle fait ses débuts au cinéma dans On aura tout vu (Georges Lautner, 1978) et enchaîne quelques petits rôles avant de rencontrer celui qui deviendra son mentor: Alain Resnais. Leur collaboration débute avec La Vie est un roman (1983) pour s'épanouir dans L'Amour à mort (1984), Mélo (1986), Smoking/No Smoking (1993) et On connait la chanson (1995). Couronnée par deux fois du César de la Meilleure actrice (en 1985 et 1987), elle est sollicitée par Bertrand Tavernier à deux reprises (Un Dimanche à la campagne en 1984 et La Vie et rien d'autre en 1989). Entre gravité et légèreté, la comédienne s'impose comme l'une des meilleures interprètes françaises. En effet, Sabine Azéma convainc aussi bien dans les comédies (Le Bonheur est dans le pré, La Bûche, Tanguy) que dans un registre plus grave (La Chambre des officiers de Francois Dupeyron).
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